Mass Effect
Alors j'ai craqué, bien aidé en cela par les énormes titres sortis à la fin de l'année.
Si je me suis éclaté comme une bête sur COD4 avant de me faire chier comme un rat mort dès le premier niveau d'Halo 3, le jeu qui m'a vraiment scotché à l'écran ces deux dernières semaines est incontestablement Mass Effect.
Sorti il y a quelques mois, le RPG de Bioware combine parfaitement RPG et action et vous embarque dans un univers et une quête épique.
Terminé ce week end, ça faisait longtemps qu'un jeu ne m'avait pas fait cet effet là : être deg d'être arrivé à la fin.
Petit debrief en forme de test... Oui, certes ce jeu n’est pas une uber nouveauté, mais je viens juste de le terminer, et vous n’avez qu’à prendre ça pour une mini preview de la version PC qui va sortir incessamment sous peu si vous n’avez pas de 360.
Plutôt qu’un test en bonne et due forme, parce que merde il doit y en avoir 12000 de disponibles un peu partout, je vais essayer de vous raconter brièvement pourquoi je vous conseille fortement ce jeu, pour peu que vous ne soyez pas totalement allergique au genre.
Mass effect c’est quoi ?
Un RPG tendance space opera. Vous incarnez le commandant Shepard, et vous allez sauver la galaxie, rien que ça.
On discute, on chope des quêtes qui feront ou pas avancer la trame principale, on se fait une bande de copains, on blaste les vilains dans le plus pur style shooter 3rd person, on booste ses stats, on fignole son équipement. Du classique quoi.
Pourquoi c’est bien ?
Le souffle épique
Mass Effect est épique. L’univers et la réalisation donnent une sensation de gigantisme jouissif. A bord de votre vaisseau, vous allez vous balader de galaxie en galaxie, de système solaire en système solaire.
Et même si on peut rarement se poser sur plus d’une planète par système, se promener sur la carte galactique et ses 3 niveaux de zoom donne le vertige.
Les enjeux du scénario ne sont pas en reste; Star Wars, c’est une histoire de tapettes à côté. Là, on parle d’un danger menaçant toute forme de vie dans l’univers quand même.
Un scénario captivant, des dialogues à la hauteur
L’intrigue, bien ficelée et surtout bien rythmée, reprend quelques thèmes récurrents de la SF sans trop tomber dans les clichés.
Les dialogues qui occupent une place très importante dans le jeu sont bien écrits et bien joués (même en VF, fait assez rare pour être noté)
Comme tout Bioware qui se respecte, les dialogues offrent de multiples choix qui détermineront votre alignement : conciliation pour les benis oui oui ou pragmatisme pour les hommes avec des corones.
Cela dit, si vos paroles et vos actions ont une influence, ce n’est pas pour autant que vous devrez sacrifier votre roleplay pour profiter d’une feature particulière à l’un ou l’autre choix (voir ci-dessous).
Le système good cop / bad cop
Il y a un truc qui me fait profondément chier dans certains RPG type KOTOR: ils poussent le roleplay à la caricature sous peine d’être privé de certaines features.
Par exemple, si je ne suis pas SUPER GENTIL, à la limite du scout débile, je n’aurai pas les deux ou trois dernier pouvoirs de la force coté gentil.
De même, si je ne joue pas en toutes circonstances le fils de pute, je ne bénéficierai pas des tout derniers pouvoirs du coté obscur.
Voilà typiquement un truc qui me soûle. Je déteste rater quelque chose dans un jeu, et, finalement, ce qui devrait être un choix se révèle une contrainte pour moi.
Dans Mass Effect, ce souci n’existe pas, les choix ne modifient que le scénario à très court terme, majoritairement de façon light c’est vrai, mais suffisamment pour qu’on prenne quand même un réel plaisir et qu’on s’offre de beaux dilemmes.
Quels que soient vos choix, ils n’auront pas d’influence sur le développement de votre personnage.
Le seul choix pour le joueur se fait au début du jeu quand on choisi sa classe de perso. En gros : militaire bourrin, simili jedi, hacker, ou un mix de deux de ces éléments au choix.
Théoriquement, on pourrait se dire « A quoi bon alors ? Pas vraiment d’influence sur la trame principale et pas d’influence sur les caractéristiques donc pas de réels choix ». C’est peut être vrai, mais la formule fonctionne, malgré tout.
On se retrouve vraiment à gérer les situations comme ça nous plait. La gueule de machin me revient pas je suis méchant et je le scotche au mur flingue sous le nez, ou vice versa. D’autant que ça peut aller assez loin (exécuter sommairement un pnj, par exemple).
Bref, c’est pas Fallout, mais j’aime beaucoup ce principe. Si l'on est un minimum roleplay, on se retrouvera souvent devant des choix Cornéliens.
Du shoot à la hauteur
Forcément moins poussé / polishé qu’un Gears Of War ou autre, les parties de shoot n’en sont pas moins bien fichues et intéressantes, surtout grâce à la profusion de capacités / pouvoirs de son commando qui permet de faire face à toutes les situations.
Avant chaque mission, on sélectionne deux acolytes parmi les 6 disponibles. Le mieux est d’optimiser en fonction de sa propre classe pour obtenir un trio équilibré. Cela dit, on devient assez rapidement powerhouse et on peut tout à fait juste faire en fonction de ses préférences plus qu’autre chose.
Les contrôles sont bons et je ne comprends pas que beaucoup de joueurs gueulent contre l’interface de sélection des pouvoirs et capa, je la trouve pour ma part très intuitive.
Seul l’inventaire est chiant à gérer mais on a jamais besoin d’aller y faire un tour pendant les combats.
L’IA ennemie n’est pas folichonne mais, encore une fois, rien de scandaleux. Le level design, quant à lui, laisse vraiment à désirer et s’avère trop répétitif
Toutes les petites bases ou presque ont la même architectures. Swan me fait aussi justement remarquer qu’il suffit souvent d’attendre dans un couloir, déclencher le combat de loin et attendre que les vilains rushent comme des idiots pour les aligner pour nettoyer une pièce. Qu’importe, ça convient bien à ma façon sadique de jouer.
Petit regret aussi coté équipement: le fric ne sert quasiment à rien dans le jeu. C’est bien beau de débloquer l’achievement « capitaliste » (plus d’un million de crédits dans le porte-monnaie), mais les marchands ne vendent que de la merde comparativement à ce qu’on trouve sur le terrain.
Dans l’ensemble c’est quand même plus que correct et surtout jamais frustrant.
Des sidequests à profusion
Il y a vraiment de quoi faire à coté de la trame principale.
Réaliser toutes les quêtes secondaires ajoutent à vue de nez une bonne douzaine d’heures de jeu.
Bon, c’est vrai qu’elles sont souvent répétitives (je me pose sur une planète, je me pointe à l’endroit indiqué, je défonce tout le monde et c’est plié), mais ca reste sympa.
Pour les collectionneurs, il y a aussi quelques quêtes basées sur des artefacts à retrouver et on peut même se lancer dans la recherche de minerais.
Pas jojo, mais ca rapporte des sousous.
La réal
Oui, il y a quelques bugs visuels (le plus chiant étant le level of details toujours un poil en retard coté affichage) mais ca transpire la classe quand même.
Le character design est excellent avec des personnages très détaillés. Le lipsynch est nickel, ce qui est d’autant plus important car tous les dialogues sont mis en scène à base de champ contre champ très proches.
Le background général est lui aussi très crédible.
Conclusion
Oui, il y a des défauts mais aucun ne pourrit cette superbe expérience de jeu qui durera environ 25h si, comme moi, vous finissez toutes les sidequests.
N’étant pas fan des RPG à rallonge, ça me va parfaitement.
Attention, le jeu est assez facile, trop même en mode normal. Choisissez la difficulté max dès votre première partie.
On le trouve aujourd’hui en occase à 40 euros max et il va bénéficier d’un pack de contenu téléchargeable.
Ça fait deux raisons de plus de ne pas passer à côté.
Ce fut court et bordélique mais je ne veux pas non plus spoiler.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas !
Sur ce, je me lance dans Bully Scolarship Edition.
hOrny Lettuce