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Les sentinelles vont s'entineller

de Pisto , le 20 mars 2019 à 22:06 - (france24.com) - 20 commentaires
En même temps pour ce qu'ils servent, ça leur fera les jambes.

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un article entier de Mediapart sur le sujet,

https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?page_article=1&fbclid=IwAR2SywxVaAR2666pylqVe2tT99BSr-A4ARfF-a5s2wg0oyP8EutPMZuS1NM

Pour ceux qui le trouveront trop alarmistes ou trop comparatifs, il a le mérite de la recherche historique:

"L'utilisation massive de l’armée dans des opérations de maintien de l’ordre est une première en France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la lutte de classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la révolte des Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En 1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire (lire à ce sujet l’article d’Antoine Perraud).

La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

En 1906 et 1907, Clemenceau recourt massivement à l’armée pour briser les grèves et les manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l'ordre social, donc de l'État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

Et dès lors, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre devient la conséquence logique. La parenthèse ouverte en 1948 se referme comme le gouvernement souhaite refermer, sous couvert de modernisation, la parenthèse ouverte dans le domaine social en 1944. L’intérêt de l’ordre social nécessite à nouveau que des militaires défendent les institutions de l’État contre des ennemis intérieurs.
Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle."


vendredi
22 mars 2019, 15:15
 
 

Gingembre
#2 Affreudisiaque

Beaucoup trop TL:DR, mais pour moi c'est une erreur MAJEURE que vient de faire le gouvernement

Catastrophique en terme de communication, catastrophique en terme de précédent, stupide politiquement, symboliquement.
Et cerise sur le gâteau, humiliant pour les forces de l'ordre (vous êtes des tocards pas capable de faire votre taf, j'envoie l'armée)

La surenchère est un pari idiot et inutile.
Ces débordement auraient du avoir une conséquence pragmatique: revoir nos méthodes de maintien de l'ordre: Les outils (LBD et autres), les stratégies de laisser ou ne pas laisser faire les casseurs, les techniques d'intervention pour les interpeller.

Au lieu de ça, je te montre que ma bite est la plus grosse.

Castaner et ses potes renvoient une image de types en complète panique, absolument pas en maîtrise de la situation alors que pourtant politiquement le plus dur était passé.

C'est pas le préfet qu'il fallait virer, c'est Castaner. On peut "accepter" un ministre de l'intérieur connard, mais pas un un type en panique.
Macron n'a pas osé le faire, et son pote l'entraine maintenant dans sa chute. Par la même occasion, Macron vient de démontrer qu'il n'a pas l'étoffe d'un chef d'Etat.

Quoi qu'il puisse se passer (même s'il ne se passe absolument rien samedi, ce que j'espère), l'appel à l'armée est un point de non retour, et pourtant je ne suis pas GJ.


"Mon plus grand regret c'est d'avoir refusé Leonardi Di Caprio à mon tournoi de pétanque, j'avais déjà Starsky et Hutch et, à l'époque, il n'avait pas encore fait Titanic." (Daniel Lauclair So Foot)
vendredi
22 mars 2019, 16:01
 
 

Gingembre a écrit :
Beaucoup trop TL:DR, mais pour moi c'est une erreur MAJEURE que vient de faire le gouvernement

Catastrophique en terme de communication, catastrophique en terme de précédent, stupide politiquement, symboliquement.
Et cerise sur le gâteau, humiliant pour les forces de l'ordre (vous êtes des tocards pas capable de faire votre taf, j'envoie l'armée)


très bon d'accord. D'ailleurs c'est assez drole, sur France Info ce matin, y'avait un des généraux interviewé qui devait répondre d'un enregistrement d'un soldat anonyme qui mettait en garde contre cette idée en étant claire sur le fait qu'ils :
- n'ont pas les outiles nécessaires et les moyens de protection adéquate (et de riposte...)
- ne sont pas formés
- et n'ont absolument aucune envie de se retrouver dans une situation critique
Et le général à balayé en bottant en touche avec un "non mais je réponds pas à un enregistrement anonyme blablabla"

Et plus surprenant, le journaliste a fait une remarque pertinente sur la possibilité que certains manifestants, justement, en profitent pour provoquer les militaires et rendre la situation intenable (c'est un peu la base de la violence en manif..), ce que le général a répondu par un baratinage dont je n'ai pas perçu le sens.



Gingembre a écrit :
C'est pas le préfet qu'il fallait virer, c'est Castaner.


Je pense aussi que personne ne veut du poste .. et personne n'en a voulu avant. Quand t'en ai réduit à y mettre un mec stupide qui n'a pas la 100eme des compétences à la fois législatives et humaines c'est bien que le recrutement devait être dur.

Gingembre a écrit :
et pourtant je ne suis pas GJ.


Mais si tu l'es j'suis sûr :)


vendredi
22 mars 2019, 17:05
 
 

C'est vraiment n'importe comme déjà dit. D'une part par le fait que l'on est pas en guerre contre notre propre pays, mais que c'est simplement ultra dangereux . Si 20 gilets jaunes s'amuse a venir emmerder les militaires normalement les militaires ne vont rien faire, car il ne sont pas équipés et formés a le faire.
Alors où est l'intérêt.
Et au pire on risque une bavure .
Quel est l'image qui veut être envoyé par notre gouvernement ? Elle ne peut-être que négative, et même a ce niveau ils cherchent vraiment la merde.


- les fautes
vendredi
22 mars 2019, 18:20
 
 

Mouais. En attendant ça commence à sérieusement casser les couilles tout ce bordel. On a notre lot de débiles ici. Manquerait plus qu'ils saccagent le vieux port.


Matière molle, collante et visqueuse.
vendredi
22 mars 2019, 20:21
 
 

Repiemink a écrit :
Mouais. En attendant ça commence à sérieusement casser les couilles tout ce bordel. On a notre lot de débiles ici. Manquerait plus qu'ils saccagent le vieux port.

En même temps la Charente et la Charente Maritime c'est des gilets jaunes toute l'année.


- les fautes
vendredi
22 mars 2019, 20:41
 
 

Repiemink a écrit :
Mouais. En attendant ça commence à sérieusement casser les couilles tout ce bordel. On a notre lot de débiles ici. Manquerait plus qu'ils saccagent le vieux port.


qu'est ce que tu veux qu'ils saccagent ? c'est une place forte le vieux port de la Rochelle..

Par contre fait plutôt gaffe aux travaux d'embellissement. Si ils font comme à Marseille, ils vont transformés son charme par une esplanade pour touristes.


samedi
23 mars 2019, 02:59
 
 

Y'a que moi que ça dérange de voir que ca fait 20 semaines qu'une poignée de connards alcooliques pète les couilles du reste de la population pour des revendications de plus en plus nébuleuses ?


FAISEZ FACE §

Un PC c'est comme une femme, avec un peu de bonne volonté, on peut lui faire supporter n'importe quel genre de pratique !
Groove_Salad, 05/10/2011
samedi
23 mars 2019, 12:13
 
 

Conikafik a écrit :
Y'a que moi que ça dérange de voir que ca fait 20 semaines qu'une poignée de connards alcooliques pète les couilles du reste de la population pour des revendications de plus en plus nébuleuses ?


non toi et repie. Zetes 2 à être aussi radical, c'est déjà pas mal.

Moi plus ça va, plus j'apprécie le parfum du changement pour une vrai citoyenneté (plus que celle du vote) et impression suivi de la compréhension que tout ne tient que par la Justice sociale Mais je suis un gourmet.




20 semaines = 20 jours

connards alcooliques ? He bein c'est du propre. En faite t'es jamais aller voir?


samedi
23 mars 2019, 13:25
 
 

Selune
#10 Budmo !

Comme Pisto. Mais je suis un dangereux radical...


samedi
23 mars 2019, 13:29
 
 

Conikafik a écrit :
Y'a que moi que ça dérange de voir que ca fait 20 semaines qu'une poignée de connards alcooliques pète les couilles du reste de la population pour des revendications de plus en plus nébuleuses ?

Comme indiqué plus haut. Va manger quelque merguez sur un rond point pour apprecier le goût de la viande cramé sur un pneu. C'est le quotidien de milliers de Français. Tu as trop regarde TF1 coni.
J'ai rencontré des personnes extraordinaire sur les deux rond point que j'ai fais par chez moi.
Oui il ne savent pas s'exprimer, et cela ne fais pas d'eux des alcooliques.
La seule chose qu'ils ont envie d'exprimer c'est que l'on doit changer radicalement les choses. Sauf qu'ils veulent le faire sans violence. Forcément on stagne et on part dans tous les sens.
En face il y a les mouvements radicaux qui eux sont prêt a rentrer dans la masse, et on ne voit plus qu'eux.
Ce qui rejoint l'ensemble du mouvement c'est que l'on ne veut plus rien de cette société, et qu'il faut repartir sur autre chose.
En face te a un gouvernement foutage de gueule qui lance une discution sur les besoins des français et en même temps le prix de l'essence est revenu au même prix qu'au début du conflit. On a diminué les retraites a venir. On divise la population. On augmente le prix des clopes alors qu'on sait parfaitement que la majorité des fumeurs sont les plus pauvres. Enfin bon on tape encore sur la gueule des personnes qui sont actuellement en pleine révolution.
Donc vos conneries on s'en branle. Il me semble logique que cela continue et soit de plus en plus radicale. Les personnes crevés et c'est des personnes normales. Qui travail pour un salaire de misère dans des société ou parfois ( souvent ) gagnent très bien leur vie.


- les fautes
samedi
23 mars 2019, 17:44
 
 

Sauf que ça n'avance à rien.
C'est pas en faisant chier le monde tous les week-ends qu'ils obtiendront quoi que ce soit.
S'ils ont du temps à consacrer alors qu'ils s'organisent et montent un parti plutôt que de foutre le bordel et permettre aux bas du cerveau de tout péter à côté.

Pisto t'es navrant des fois. Une place forte. Ha oui avec des mecs en armure en haut des tours.
Et les meubles des terrasses de café et les commerces fermés alors qu'il fait un temps de dingue et qu'en temps normal ce serait blindé de touristes/clients, et les bateaux des particuliers dans le port? Les gens qui se promènent peinard et qui se retrouvent au milieu de ce bordel (j'ai adoré l'abruti qui est venu me dire sous son foulard de pas traverser ici avec mes gosses pour pas me prendre une lacrymo)? Je continue?


Matière molle, collante et visqueuse.
samedi
23 mars 2019, 21:26
 
 

Repiemink a écrit :
Sauf que ça n'avance à rien.
C'est pas en faisant chier le monde tous les week-ends qu'ils obtiendront quoi que ce soit.
S'ils ont du temps à consacrer alors qu'ils s'organisent et montent un parti plutôt que de foutre le bordel et permettre aux bas du cerveau de tout péter à côté.

Pisto t'es navrant des fois. Une place forte. Ha oui avec des mecs en armure en haut des tours.
Et les meubles des terrasses de café et les commerces fermés alors qu'il fait un temps de dingue et qu'en temps normal ce serait blindé de touristes/clients, et les bateaux des particuliers dans le port? Les gens qui se promènent peinard et qui se retrouvent au milieu de ce bordel (j'ai adoré l'abruti qui est venu me dire sous son foulard de pas traverser ici avec mes gosses pour pas me prendre une lacrymo)? Je continue?


pardon, désolé, les pauvres te gênent en week end avec tes gosses dans le SEUL endroit où ils manifestent. C'est vrai que les émeutes de 2005 avaient cela de pratique qu'elle se passaient chez les pauvres, dans un monde lointain et imaginaire.

Je pense qu'on a tout intérêt a effectivement interdire les manifestations pour la crepe-gauffre chocolat du samedi.

Fait attention Repie avant de traiter de navrant les gens, c'est très relatif.

Et je vois pas en quoi le gars qui t'a prévenu est un "abruti", désolé, j'ai loupé le lien logique mais j'imagine que y'en a un.

Repiemink a écrit :
Sauf que ça n'avance à rien.
C'est pas en faisant chier le monde tous les week-ends qu'ils obtiendront quoi que ce soit.


? tu es devin ? Dans ton schéma on manifeste une fois et si on a rien, on arrête?

Tout de même marrant que de voir que même en Algérie les choses vont plus vite que ça. Et devant un mouvement aussi important, de par son ampleur, de par son soutient populaire complètement justifié par des revendications de bon sens, il faut vraiment vivre dans son bocal pour ne pas se rendre compte qu'il y a un grave dysfonctionnement démocratique.

Tu veux qu'ils montent un parti politique alors qu'ils ne sont que l'évanescence de revendication sociale et de justice sociale d'après Guerre, limite Gaulliste. Ils ne sont pas là pour se faire elire, la plupart n'en n'ont pas les compétences et ils le savent très bien justement (pas comme en Italie), ils veulent être entendu.

Même si il y a des solutions dans la Veme République (dissolution, referundum etc.), on voit aussi qu'aujourd'hui et dans le futur, qu'elles ne sont ni adéquates, ni assez fortes. Et c'est surtout là le problème, ce statut quo, ce blocage démocratique dont se sert les politiques pour justifier la répression.

Et le jour où, devant une telle aberration politique et devant une soit disante mort temporaire du mouvement, on verre naitre des groupuscules terroristes comme les années de plombs, dirigés par les plus extrèmes. La oui, tu pourras alors dire que c'est Navrant.

Car ne pas se rendre compte que c'est maintenant qu'on peut régler les problèmes de stabilité (et repouvoir manger sa crepe le samedi), c'est de l'inconscience sociale et logique et un paradoxe dont l'histoire et les mouvements géopolitiques actuels nous ont tout de même donnés beaucoup de leçon.


samedi
23 mars 2019, 22:42
 
 

Repiemink a écrit :
Sauf que ça n'avance à rien.
C'est pas en faisant chier le monde tous les week-ends qu'ils obtiendront quoi que ce soit.
S'ils ont du temps à consacrer alors qu'ils s'organisent et montent un parti plutôt que de foutre le bordel et permettre aux bas du cerveau de tout péter à côté.?

Non mais sérieusement les gars faut arrêter. Il semblerait que vous naviguez dans votre zone de confort et vous n'en avez rien à branler des autres.
C'est votre mode de pensée et c'est bien pour vous car a mon avis vous le vivez très bien.
Maintenant je vais te demander de faire un grand effort , car il me semble que tu es a des années lumières de ce mode de pensée. Tu sais qu'il existe des personnes qui rejettent ton mode de pensée ? Qui n'ont envie de faire partie d'aucunes pensée politique. Qui sont capable de vivre en parfaite autonomie sans avoir à subir le mode de pensée des autres. Vivre dans une autonomie indépendant des autres . J'en fais partie, et le système actuel m'impose de vivre comme les autres. Ben non j'en veux pas. Moi j'ai envie de construire une cabane dans les bois avec un poil a bois , et cultiver la terre avec la femme Je j'aime et je n'ai pas le droit de le faire, encadré par une société qui me dicte mon mode de pensée . Ben non je suis désolé.


- les fautes
samedi
23 mars 2019, 23:22
 
 

Voilà le problème avec toi. On peut pas écrire une ligne sans que tu t'enflammes.
Je poste une ligne et me fait traiter de radical. Merci.
T'es navrant parce que tu résumes toujours pour servir ton intérêt de discussion (j'hésite avec monologue) sans fin.
Quelle gaufre? Qu'est-ce que tu sais de ce que j'allais faire en ville? Qu'est-ce que tu sais de mon quotidien? De pourquoi ça me fait chier de me retrouver au milieu de provocateurs qui se font balancer des lacrymo dans la gueule alors que je suis tranquille avec mes gosses?
Bref, ciao.
edit: c'était pour Pisto. Merci Gwendal pour la leçon, tu m'ouvres les yeux.


Matière molle, collante et visqueuse.
samedi
23 mars 2019, 23:26
 
 

Repiemink a écrit :
Voilà le problème avec toi. On peut pas écrire une ligne sans que tu t'enflammes.
Je poste une ligne et me fait traiter de radical. Merci.
T'es navrant parce que tu résumes toujours pour servir ton intérêt de discussion (j'hésite avec monologue) sans fin.
Quelle gaufre? Qu'est-ce que tu sais de ce que j'allais faire en ville? Qu'est-ce que tu sais de mon quotidien? De pourquoi ça me fait chier de me retrouver au milieu de provocateurs qui se font balancer des lacrymo dans la gueule alors que je suis tranquille avec mes gosses?
Bref, ciao.
edit: c'était pour Pisto. Merci Gwendal pour la leçon, tu m'ouvres les yeux.


? mon intéret? c'est une mauvaise blague ?



les lacrymos, c'est bien les flics qui les tirent si je ne m'abuse? alors pourquoi tu t'acharnes à traiter les GJ d'abrutis. J'ai fait assez de manif pour bien avoir vu que ce ne sont pas sur les abrutis casseurs qu'on lance 90% des lacrymos (ni même les tirs de LH4 ou LBD) mais sur les gens non violents.

Donc on va juste résumer pour être clair: tu vas un samedi avec tes gosses dans un endroit potentiel de manifestation. Les CRS balancent des lacrymos mais ce sont les GJ qui sont débiles? j'ai tout bon? et donc ce sont EUX qui n'ont rien à faire là mais, toi, oui et ton argument phare c'est que ça ne sert de toute façon à rien ? j'ai encore tout bon ?





si tu t'es effarouché parce que je t'ai traité de radical, j'en suis bien désolé, et je peux comprendre que ton message n'était pas destiné à éveiller quelques critiques mais que veux tu, c'est comme ça.



Mais je vais t'expliquer mon point de vue si ça t’intéresse et pourquoi je reprend le terme de radicalité (de coni d'ailleurs ..) sans trop d’apriori sur ce que tu as dit:

Tout au début du mouvement, ici même avec gingin on traitait ce mouvement de beauf et de cons. Et puis étant curieux et qu'on est jamais mieux servit que par soi même, j'y suis allé 2-3 heures quasiment tous les samedis depuis début décembre. Et effectivement j'ai pas mal changé mon fusil d'épaule.

J'ai vu un punk a chien suivit par 15 gilets jaunes scandant des revendications sociales avant de se faire arrêter, des papis qui riaient 2 heure avant de prendre des bouteilles et les lancer sur les CRS en les traitant de connards tellement ce sentiment de frustration de se faire gazer et charger sans aucune raison, prend le dessus. J'ai vu des GJ essayer de persuader les CRS de ne pas tirer sur des gens qui ne faisaient rien d'autre que de rester une artère piétonne. J'ai vu les CRS tirer dans la foule sans aucun gilets jaunes pour bloquer une rue, allumant des familles. Et Dans ce mouvement, j'ai vu qu'il y avait de tout, des cons comme tu dis, des manifestants "Kro" aussi mais que la plupart était des gens intelligents, cultivés avec une expression citoyenne (plus que politique) que tu sembles ne pas avoir du tout, tout comme moi.

Remettre en cause une manif pour une balade en famille , c'est totalement hors de propos et mettre l'entière responsabilité des violences que sur ces "débiles" de GJ (même violents, je ne rentrerais pas dans la théorie du complot polémique des flics casseurs, je sens que t'es pas pret) qui "de toute façon luttent pour rien" est quelque peu aberrant et radical pour ma part, quoique tu puisses penser idéologiquement du mouvement.




Tu peux toujours me traiter de monologuiste mais au moins je ponctue mes paragraphes !



Et parce que c'est important, rappelons les bases sur les soit-disantes "manifestations illégales" car non déclarées.

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/info-et-intox-sur-le-droit-de-manifester


samedi
23 mars 2019, 23:35
 
 

Selune
#17 Budmo !

@Repie : Monter un parti et jouer dans les règles du jeu actuelles, je pense qu'on a pu voir sur les 40 dernières années que ça n'aiderai pas la majorité de la population.

Une fois passée la période de quarantaine un peu obligatoire du programme du CNR, les néo-libéraux ont très bien su reprendre la main et refaire évoluer les règles à leur avantage. L'un des résultats principaux est une explosion des inégalités sur la répartition des richesses.

Donc c'est navrant, mais à moins que les puissants ne changent radicalement de système de pensée, dans l'organisation actuelle de la société, le changement ne pourra pas se faire pacifiquement. Je le regrette, pour moi, mais encore plus pour mes enfants, mais je ne veux pas non plus me cacher la tête dans le sable.

L'évolution de la répression par l'état montre d'ailleurs assez bien ce qu'il pense des revendications du peuple...


dimanche
24 mars 2019, 07:33
 
 

Repiemink a écrit :
edit: c'était pour Pisto. Merci Gwendal pour la leçon, tu m'ouvres les yeux.

Ben oui mais non. Moi pisto je l'adore.
Loin d'être un monologue, il ne lâche simplement rien, parfois il peut raconter des conneries, mais il a l'avantage d'essayer d'argumenter jusqu'au bout alors qu'on a déjà lâché l'affaire depuis longtemps.
Et il a quand même pour lui de pouvoir poster les plus beaux culs de la planète.


- les fautes
dimanche
24 mars 2019, 20:36
 
 

gwendal a écrit :
d'argumenter jusqu'au bout alors qu'on a déjà lâché l'affaire depuis longtemps.


c'est vrai que j'ai remarqué une baisse d'idéalisme entre ces murs


dimanche
24 mars 2019, 23:39
 
 

tient l'acte 19 à la Rochelle.



lundi
25 mars 2019, 01:34
 
 


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# 09:47:23
(hohun) 09:39:51 "tout a été filmé en intégralité"... et contextualisé pour savoir ce qui s'est passé sans aucun doute ?
# 09:39:51
(Pisto) alors rappelons que tout a été filmé en intégralité, avec en prime les flics qui demandent de ramasser leurs projectiles pour pas qu'il y ait de preuve.. non mais le fait qu'il publie ça maintenant, c'est une véritable honte
# 09:36:24
(Pisto) 08:23:02 Le Monde, toujours en avance sur l'actualité... on peut reconnaitre qu'ils osent presque dire les faits .. avec 1 an de retard. BRAVO !
# 08:23:02
(hohun) Tiens Pisto, tu veux du fascisant au bon goût impunitaire ? On a pire qu'en Espagne : [url]
# 17:04:12
(Pisto) 16:57:18 tu vois, peut etre pas trés très loin de la chine ...
# 16:57:18
(hohun) j'ai quqnd même du mal à croire que quelqu'un sorte un argument comme ça et ne s'excuse pas directement
# 16:56:43
(hohun) argument = heeeeuuu HITLEERRRRR = débat foiré
# 16:56:04
(hohun) [url] en fait la télé c'est comme Internet y'a 15 ans
# 16:46:20
(Pisto) 16:41:33 hoo le con**** , encore une FAKE NEWS !§
# 16:41:33
(Selune) 13:57:47 J'espère que Pisto va te défoncer ! :P
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